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1 février 2012

Le capitalisme est un soviétisme

Où l'on va s'apercevoir que le modèle économique actuel pousse à l'extrême la concentration et la centralisation.

A peu près tout ce que l'on reprochait au soviétisme s'est finalement développé dans le capitalisme : concentration des activités industrielles, production et distribution de masse, uniformisation des biens et des services, spoliation des ressources (naturelles, minières, énergétiques, sociales, etc), pensée unique et propagande par les médias, contrôle direct ou destruction de toutes les formes de diversité  (culturelle, agricole, biologique, artisanale, micro-économique, politique, éducative, scientifique, informationnelle, etc. ), mensonges officiels sur tous les indicateurs économiques, sociologiques, industriels, culturels, environnementaux, etc. Il y aurait tant de parallèles à faire. On peut même citer les slogans de certaines firmes qui se vantent de fournir le même produit alimentaire dans le monde entier.

La concurrence est un mythe. Dès qu'une entreprise réussit, elle croît en rachetant ses concurrents ou les marchés de ses concurrents. Il n'est pas possible de faire autrement. Une fois son emprise établie sur son marché d'origine, l'entreprise diversifie ses activités et vient à racheter d'autres entreprises. Puis l'expansion se fait internationale, jusqu'à devenir une transnationale qui brasse des fonds monumentaux et emploie beaucoup de monde. 

A chaque étape, le poids industriel et financier se transforme encore plus fortement en pouvoir politique, et les décisions d'un petit groupe concernent de plus en plus de monde. Les décideurs, au sommet de ces gigantesques pyramides, font rentrer d'autres décideurs dans leurs conseils d'administration, mais aussi des économistes, des gens de média, des financiers, des stratèges, des personnalités.

Ils créent ainsi des réseaux de décideurs interconnectés, tous impliqués dans une stratégie commune qui leur permet d'imposer leurs vues au monde politique. Leur grand-messes, dans les lieux les plus huppés de la planète ne leur permettent plus de voir le monde et ses milliards d'habitants. C'est comme cela que naît une ploutocratie : quelques dizaines de milliers de personnes en réseau dirigeant le destin de 7 milliards d'individus désorganisés. 

Les technologies de communication nées avec Internet peuvent changer cela. Nous avons virtuellement la possibilité de créer de vrai réseaux de citoyens et acteurs du monde, bien plus puissants que ces décideurs alliés à leur protecteurs politiques se réclamant de la démocratie.  Inutile de vous dire que le citoyen seul et désorganisé n'a pas beaucoup de poids dans ce monde. Le citoyen est tout en bas de la pyramide, comme un pion minuscule. Mais c'est lui, avec ses semblables, qui tient tout l'édifice. 

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28 janvier 2012

Comment changer la société

La ploutocratie ne vous satisfait pas ? vous souhaitez une vraie démocratie ? voici trois idées pour un changement:

Classique: changer le système de l'intérieur, en réformant peu à peu, en utilisant les structures politiques en place, pour orienter les choses dans les bonnes directions. Il n'y a qu'un nombre très limité de pays, en Amérique du Sud par exemple, dans lesquels des changements radicaux ont pu s'opérer par la voie politique traditionnelle. Cela fonctionnerait-il dans les pays riches ? Difficile de changer les choses lorsque le consensus règne à propos de l'économie actuelle, et lorsque tous les pans de la société sont tenus par le marché.

Brutal : changer le système radicalement, cassant rapidement le système actuel, et tenter de mettre en place autre chose tout aussi rapidement. C'est le principe révolutionnaire. Dans l'interconnexion des flux financiers, des flux de biens, de services, d'énergie, etc., tout casser d'un coup provoque une paralysie générale susceptible d'annihiler toutes les volontés révolutionnaires. Ce système peut fonctionner lorsqu'une population est solidaire, informée, cultivée, prête à en découdre, prête à abandonner ses habitudes pendant la période de transition, et surtout uniformément volontaire pour ce changement, prête à changer de vie. Pas d'exemple récent.

Malin : construire un système parallèle indépendant du système dominant, progressant lentement, jusqu'à ce qu'il s'impose de lui-même par ses choix judicieux, en rendant les autres formes obsolètes. C'est ce que je vais essayer d'imaginer dans ces pages. A tâtons, forcément. Avec vous, si vous voulez participer en commentant.

. (commentaires à faire à l'adresse de l'auteur, car cette page est spammée par des robots)

27 janvier 2012

Critiquer et proposer

On ne peut pas critiquer le monde sans proposer de solutions pour le changer.

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